« Parfois le coeur se serre à la pensée des choses qui auraient pu être et qui n'ont pas été. » Mon coeur s'est serré et mes pensées sont reparties pour un tour supplémentaire. Je crois que tout va tourner dans ma tête jusqu'à ce que ça ne me fasse plus mal. En attendant, je n'arrête jamais de penser et c'est fatiguant. Je ne peux rien faire. Subir. Revoir cent fois les mêmes images. Verser cinquante fois les mêmes larmes. Et ne jamais oser dire à voir haute les mêmes regrets. J'ai pris certaines décisions, dans l'intention de reprendre ma vie en mains. Ou du moins, d'arrêter de me démonter la gueule sans cesse pour ne plus réfléchir. Oui, j'ai décidé d'arrêter de m'assommer constamment pour me fuir. J'ai envie de pouvoir faire face à mon reflet dans le miroir, sans pudeur et sans honte. Et ça va nécessiter un grand travail sur moi-même, j'en suis consciente. Je n'ai même pas peur, pas encore. J'aurais peur une fois clean, complètement clean, en face de mes réalités. Là, je voudrais m'enfuir, sûrement oui. Mais j'ose espérer que j'aurais assez de trippes pour ne pas avoir fait tant d'efforts pour tout abandonner au dernier moment. Espérons. Espérez pour moi, je n'aime pas ça. D'abord je me calme, je me retrouve, je m'assume. Ensuite, je m'affronte. Mais si, ah non pardon, QUAND je serai de l'autre côté, clean, une clope à la bouche et le sourire simple, qui sera là ? « J'avais allumé une cigarette et collé un timbre sur la carte. Mais à qui l'adresser ? » hein ?
